L’augmentation du nombre d’animateurs soupçonnés de violences ou d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien suscite une émotion et une inquiétude considérables.
La Mission d’Information et d’Évaluation ainsi que la commission indépendante sont nécessaires. Mais elles arrivent tard. Très tard. Car il y a plus de dix ans, une précédente mission transpartisane formulait près de cinquante recommandations. Force est de constater qu’une grande partie d’entre elles n’a jamais été pleinement mise en œuvre.
Depuis, les alertes se sont accumulées. Les dysfonctionnements ont été signalés. Pourtant, les réformes structurelles attendues n’ont pas été engagées.
Dans ce contexte, le retour à la tête de la DASCO de Catherine Baratti-Elbaz, qui était rapporteure de la précédente MIE et considérait alors qu’il n’existait pas de problème structurel dans le périscolaire parisien, a quelque chose de profondément troublant. Cela interroge notre capacité collective à reconnaître les défaillances qui ont pourtant été dénoncées depuis des années.
Au-delà des audits et des missions, le temps est désormais venu de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et d’assumer les responsabilités qui en découlent.


