Merci M le Maire, Mes chers collègues,
Nous voterons évidemment ces subventions. Elles soutiennent des associations qui font un travail essentiel pour tenter d’apaiser les tensions que nous connaissons dans les rues parisiennes. Mais cette délibération donne aussi l’occasion de parler plus largement de l’espace public.
Et je tiens à le dire :
– Les associations seules ne peuvent pas régler toutes les problématiques observées dans l’espace public parisien
– Accorder des subventions ne suffira pas à réparer ce que la puissance publique parisienne n’a pas su suffisamment gérer ou voulu organiser
Non, chers collègues, il est plus que temps de mener une véritable politique en matière d’organisation de notre espace public.
Rappelons les faits : vélos, piétons, trottinettes, voitures, terrasses…les usages de l’espace public parisien sont multiples et évolutifs et il faut le reconnaître, la Ville peine à accompagner ces évolutions efficacement. Le résultat, nous le connaissons : Paris est le théâtre de nombreuses tensions entre usagers de son espace public que la Ville a érigé les uns contre les autres.
Il nous faut donc faire bcp mieux en commençant notamment par rendre bien + praticables les trottoirs parisiens en particulier pour les personnes en situation de handicap et réorganiser enfin les nombreux carrefours parisiens dangereux (ils ont été listés, notamment par les associations cyclistes, nous ne les connaissons que trop bien).
Au fond, notre position au groupe Paris au Centre est simple : nous refusons d’opposer les usagers de l’espace public parisien, chacun doit y trouver sa place.
Parce que la Ville ne peut pas demander aux usagers de mieux partager un espace lui-même mal organisé, nous appelons donc à une politique volontariste en matière d’apaisement de l’espace public, plus de simples ajustements.
Nous serons au rdv si vous vous engagez dans cette voie là.


