Paris doit se conformer à ses obligations en matière d’affichage libre. Le code de l’environnement impose aux communes de mettre à disposition des surfaces suffisantes pour l’expression d’opinion et la vie associative.
Or aujourd’hui, avec environ 370 panneaux recensés, Paris reste très en dessous du niveau prévu par la réglementation. Au-delà du simple respect de la loi, le sujet de l’affichage libre que certains élus de notre groupe ont déjà porté lors de la précédente mandature n’a rien d’anecdotique.
Paris est une ville portée par un tissu associatif extrêmement riche et par des collectifs citoyens qui font vivre nos quartiers. Bien sûr, une partie de cette mobilisation passe désormais par les réseaux sociaux et le numérique. Mais tout le monde n’y a pas accès de la même manière. De nombreuses associations nous font remonter leurs difficultés très concrètes à faire connaître leurs événements et leurs actions en dehors de la seule sphère numérique.
Ce sujet rejoint d’ailleurs directement le vœu présenté un peu plus tôt dans ce conseil par notre collègue Pierre Baty visant à faire de la lutte contre l’isolement une grande cause de ce mandat. Car lutter contre l’isolement, c’est aussi permettre à chacun de continuer à voir ce qui se passe dans son quartier. Quand on ne voit plus cette vie locale, on finit aussi plus facilement par s’en éloigner.
Les panneaux d’affichage libre permettent justement de garder ce lien simple et quotidien avec la vie collective du quartier. Dans cette logique, il nous apparaît donc essentiel d’enfin garantir un nombre suffisant de panneaux d’affichage libre, répartis de manière équilibrée sur le territoire parisien, afin que les associations et les initiatives citoyennes puissent réellement toucher leur public.
Ces nouveaux panneaux devront évidemment s’intégrer de façon harmonieuse dans notre paysage urbain, ce qui me semble pleinement relever des missions de notre nouvelle déléguée générale au design et à l’esthétisme de la capitale nommée lors de ce conseil de Paris.
Et soyons clairs : le manque de panneaux d’affichage libre ne légitime évidemment en rien l’affichage sauvage, dont certaines formations politiques se rendent d’ailleurs hélas régulièrement coupables, au détriment de la propreté de nos rues et du travail des agents municipaux.
Ce vœu vise donc simplement à nous faire avancer sur une sujet attendu par de nombreux acteurs associatifs parisiens


