A l’image de notre pays, Paris connaît une crise du logement sans précédent. Un sujet central.
Aujourd’hui, 276 000 de demandeurs de logements sociaux, soit le double d’y il y a 12 ans.
Un parcours résidentiel est bloqué à toutes les étapes, de l’hébergement d’urgence à l’accession à la propriété. Et une telle crise, ce sont des projets de vie bloquées : un emploi qu’on ne prend pas, un projet d’enfant qu’on retarde…
Une urgence.
Mais faire croire que 300 000 logements dits vacants règleraient comme par un coup de baguette magique tout n’est pas sérieux.
D’abord, de quoi parlons-nous ? Que sont ces 300 000 logements ?
- 134 000 résidences secondaires – on peut le regretter, mais c’est encore un droit
- Les meublés touristiques illégaux, estimés par la ville à 25 000 : il faut lutter contre avec acharnement et faire respecter vous avez les moyens d’agir : faites le.
- Les résidences secondaires : encore le droit.
En réalité, on parle de 128 000 logements vacants. Dont la majeure partie relève de la vacance frictionnelle, entre deux locataires, pour des raisons de travaux ou de procédure. Et de 18 600 depuis plus de 2 ans. C’est sur ceux là qu’il faut agir pour provoquer un choc d’offre
Lutter contre l’attrition du parc immobilier doit mobiliser tous les leviers :
Cela passe par :
Redonner confiance aux propriétaires :
- Statut du bailleur privé
- Louer solidaire
- Garantie Visale
- En accompagnant les travaux de rénovation thermique et énergétique au regard du calendrier du DPE : exonération fiscale
Cela passe aussi par l’amélioration de la gestion locative du parc social et le respect des obligations des bailleurs à l’égard des locataires qui ne sont pas des sous locataires.
- Soutenir les mutations, conformément aux obligations des bailleurs pour répondre aux attentes des locataires et mieux optimiser le parc.
Stigmatiser le logement social. Surement pas. Mais dénoncer la manière dont certains locataires sont traités, oui assurément. L’entretien des logements, les réparations urgentes, rénovations thermique accélérée. Et nous resterons aux côtés des locataires.
Et puis permettre à celles et ceux qui prennent soin de Paris d’y habiter. En revoyant les critères de la cotation qui aujourd’hui ne sont pas suffisamment incitatifs.
Faire respecter les obligations des bailleurs sur la gestion locative, le droit à la tranquillité des locataires et l’entretien. Et priorité à celles et ceux qui prennent soin de Paris.


