Monsieur le Maire,
Il y a près de 3 mois, vous deveniez maire de Paris en promettant une rupture de méthode avec votre prédécesseure et listiez un certain nombre de priorités, au premier rang desquelles le douloureux sujet du périscolaire.
Vos premiers 100 jours vont s’achever, il est temps de dresser un premier bilan.
Sur le plan de la méthode d’abord, vous promettiez plus de concertation. Dès lors, quelle ne fut pas notre surprise / déception de voir qu’une de vos premières décisions, sur laquelle vous êtes heureusement revenu grâce à la mobilisation de quasiment tous les groupes, était d’exclure les représentants des élus de la commission du Vieux Paris… On a vu mieux comme illustration du dialogue avec les représentants des Parisiens.
Sur le plan de la méthode d’abord L’une de vos premières propositions a été de supprimer la présence des élus au sein de la commission du vieux Paris. Avant heureusement de faire marche arrière. On a vu mieux comme illustration du dialogue avec les représentants des Parisiens.
Vous affirmiez également souhaiter une manière différente de gouverner notre ville.
Au fond, cette promesse reposait sur un constat largement partagé. Paris souffre d’un manque de lisibilité dans l’action publique. Les annonces se sont trop souvent multipliées sans que les résultats ne soient au rendez-vous. Voire les réalisations contredisaient les annonces initiales.
Vous aviez promis une autre gouvernance. Et nous étions prêts à vous croire, et même à y travailler pour l’intérêt général des Parisiens.
Mais près de trois mois plus tard, ce que nous voyons, c’est encore beaucoup d’annonces, beaucoup de communications.
Sur l’espace public.
Sur les solidarités.
Sur le patrimoine.
Sur le papier, beaucoup de ces objectifs sont largement partagés sur les bancs de cette assemblée.
Mais les communications peinent à se transformer en actions. Car à chaque fois reviennent les mêmes questions : avec quels moyens ? Selon quel calendrier ? Et surtout au détriment de quoi ?
Car gouverner, ce n’est pas additionner les bonnes intentions.
Gouverner, c’est fixer des priorités. C’est faire des choix. C’est assumer des arbitrages.
Cette interrogation est d’autant plus forte que vous assumez la trajectoire budgétaire sans marge de manœuvre, en raison d’une dérive des finances publiques que nous n’avons eu de cesse de dénoncer.
Ce qui pose problème. D’un côté vous promettez chaque semaine de nouvelles dépenses, de l’autre tous les crédits dans les arrondissements sont gelés. Ce qui conforte le sentiment de communication sans actions.
Et bien sûr cela fait écho au sujet du périscolaire. Vous avez eu des mots très forts sur ce drame. Présenté des excuses que nous attendions depuis des mois.
Vous annonciez la « tolérance zéro » et la révision de « toutes les procédures de recrutement ». Vous promettiez la transparence et de nouvelles procédures.
Près de 100 jours plus tard, où en est-on de la transparence promise ? Toujours pas de mise par certaines CASPE. De l’examen du profil de tous les animateurs en poste ? Du réaménagement des espaces sensibles ? Le budget annoncé n’y suffira pas.
Les familles ne sont pas plus rassurées aujourd’hui qu’hier en déposant leurs enfants à l’école. La baisse de 15% des inscriptions dans les centres de loisirs le traduit malheureusement.
Nous attendons de l’action et non de la communication. Et une priorisation.
Confiance dans l’action publique.
Qqls jours avant la fin des 100 jours, que comptez-vous faire pour que les parents retrouvent confiance dans le périscolaire parisien ?
Quand les annonces laisseront elles la place aux actions ?


