Monsieur le Maire,
Nos aînés les plus fragiles souffrent dans les résidences seniors de la Ville. Rien n’est adapté. Et, plus grave encore, vos exercices budgétaires ne prévoient toujours pas les investissements indispensables. Ce sont toutes les résidences appartement qu’il faut d’urgence ramener en résidence autonomie. Et mettre fin à ce statut hybride peu solide juridiquement et qui nous mène à l’impasse. Nous avions défendu un vœu sur la situation des résidences appartement lors de la dernière séance. Il y a urgence à adapter les lieux de vie de nos seniors. Beaucoup vivent avec une perte d’autonomie ou des pathologies liées à l’âge, alors même que l’accompagnement proposé par la Ville est largement insuffisant. Pourtant, ces locataires paient leur loyer. Dans les résidences-appartements, le prix au mètre carré est parfois supérieur à celui du parc privé, et en tout cas bien supérieur à celui du logement social. En contrepartie, ils ne bénéficient d’aucun véritable service adapté au grand âge. Pire, ces logements deviennent de véritables pièges à chaleur lors des épisodes caniculaires.
Nous nous sommes rendus sur place. Le constat est accablant : de grandes baies vitrées orientées plein soleil, ni volets, ni protections solaires efficaces, ni rafraîchissement des logements. Les résidents sont invités à rejoindre des salles dites rafraîchies, mais celles-ci sont inaccessibles la nuit, précisément au moment où les nuits tropicales empêchent les appartements de refroidir. Pour des personnes âgées et fragiles, cette situation constitue un risque sanitaire majeur. Nous aurons ces prochaines années une explosion du nombre de semaines de canicule. Ces rustines ne sont plus satisfaisantes. C’est l’ensemble des logements qu’il faut adapter. Il est donc indispensable d’engager sans attendre un vaste programme d’adaptation de ces résidences : installation de protections solaires, amélioration de l’isolation, ventilation ou rafraîchissement des logements lorsque cela est possible. Enfin, le dispositif Reflex montre aujourd’hui ses limites.
Au-delà des appels ponctuels, il faut mettre en place un véritable suivi sanitaire des personnes les plus vulnérables, avec des visites régulières et des dispositifs d’alerte renforcés pendant les épisodes de forte chaleur.
Nos seniors ne peuvent plus être les oubliés de la politique d’adaptation au changement climatique.


