La décision d’accorder la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris à Francesca Albanese suscite une profonde incompréhension — et, disons-le clairement, une indignation légitime.
Comment une grande capitale européenne, ville des Lumières, ville du dialogue et de l’universalisme, pourrait-elle honorer une personnalité qui, depuis des années, multiplie les déclarations partisanes, les provocations idéologiques et les ambiguïtés les plus graves face au terrorisme islamiste ?
Cette perspective est d’autant plus choquante que partout où Mme Albanese a été célébrée, ses propres propos ont rapidement transformé l’hommage en malaise politique.
À Reggio Emilia, en Italie, lorsque le maire rappelait son attachement à la solution de « deux peuples, deux États » et appelait à la libération immédiate de tous les otages israéliens, Francesca Albanese l’interrompait publiquement pour lui lancer :
« Le maire s’est trompé, il a dit quelque chose qui n’est pas vrai… Je pardonne au maire. Mais il doit me promettre qu’il ne dira plus cette chose. »
Voilà donc une représentante des Nations unies qui refuse jusqu’au principe même de coexistence entre Israéliens et Palestiniens et qui intime à un élu démocratique de se taire.
Quelques mois plus tard, lors du Forum d’Al Jazeera à Doha, elle désignait Israël comme un « ennemi commun », avant de tenter maladroitement de corriger ses propos sous la pression des critiques internationales.
À plusieurs reprises, elle a également déclaré que « pour certains, le génocide est rentable », accusant ensuite les Américains et les Européens d’avoir, je cite : « le lobby israélien dans les veines et dans le système. »
Ces mots ne relèvent plus de la critique politique : ils reprennent des imaginaires complotistes profondément dangereux.
Et que dire de ses déclarations du 7 octobre 2023 ? Alors que le monde découvrait l’horreur absolue des massacres perpétrés par le Hamas — assassinats de civils, familles exterminées, femmes violées, enfants kidnappés — Francesca Albanese trouvait le moyen d’expliquer que :
« La violence d’aujourd’hui doit être contextualisée. »
Contextualisée ?
Peut-on « contextualiser » le terrorisme ?
Peut-on relativiser la barbarie ?
Le 8 août 2025, à Catane, elle poursuivait dans cette même logique en présentant le Hamas comme une simple « force politique » ayant construit « des écoles, des hôpitaux et des structures publiques ».
Puis elle ajoutait : « Quand on pense au Hamas, il ne faut pas nécessairement penser à des égorgeurs et à des gens armés jusqu’aux dents. »
Ces paroles sont gravissimes. Elles participent à une entreprise de banalisation d’une organisation terroriste responsable du plus grand massacre antisémite du XXIe siècle.
Enfin, Mme Albanese accuse régulièrement les Européens d’être « complices de génocide », jetant l’opprobre sur des démocraties entières et alimentant une rhétorique de haine, de fracture et de confrontation permanente.
C’est donc cette personnalité — qui a trahi l’exigence d’impartialité attachée à toute fonction onusienne, qui souffle sur les braises du conflit au lieu de défendre la paix, et qui substitue l’idéologie à la vérité — que Paris devrait élever au rang de citoyenne d’honneur ?
Ce serait une faute morale. Ce serait une faute politique. Ce serait une faute historique.
Notre réponse est claire, ferme et sans ambiguïté : Non. Non aujourd’hui. Non demain. Non, toujours.


